Biographies de femmes imaginaires

Lors d’un atelier avec l’auteure Cloé Korman, nous avons écrit des biographies de femmes imaginaires. Ces textes sont aussi publiés sur ce blog: http://viesdesfemmesimaginaires.blogspot.fr/

 

Le mythe de Philosophia

S’il est des jours amers, il en est de si doux !, A.Chénier « La jeune captive », 1794

    Philosophia était la fille d’Eros et d’une bacchante et, contrairement aux attentes reçues lors de sa naissance, elle était puissamment raisonnée. Cette chose plut tantôt mais lui causa également de nombreux problèmes et ce notamment parce qu’en plus d’avoir des qualités intellectuelles hors normes, elle était dotée d’une beauté renversante, la majeure partie des grecs la considérait comme étant la plus belle femme de la Grèce, l’idéal féminin de l’époque alliant beauté, intelligence et vertus ainsi que bien plus belle et plus séduisante d’Aphrodite. En effet, elle était grande, élancée mais avait certaines formes qui lui donnait un charme fou. Elle avait des cheveux longs de nombreuses couleurs, il y avait du blond presque blanc, de l’or, de l’étain, de l’ambre et elle avait des yeux d’une telle bleutée qu’on disait même que cette couleur ressemblait à la teinte des plus beaux cours d’eau se situant près du Mont Atlas.

Cela lui attira les foudres de la femme ayant jalousé et s’étant acharnée sur la douce Psyché et de Junon, épouse de Zeus puisque ce dernier est tombé follement amoureux de la jeune femme et pour se venger, elles exilèrent la demi-déesse dans une île déserte de Crète. Personne n’y habitait mis à part un vieux sage qui se trouve être un parent de Platon. Après lui avoir raconté son histoire, elle décida de se venger des déesses à son tour et de contredire les clichés de son époque selon lesquels les femmes doivent être soumises à leur père de la naissance au mariage puis à leur mari, la seule préoccupation qu’elles avaient était de prendre soin de la maison et de l’éducation de leurs jeunes enfants. En aucun cas, les femmes ne pouvaient faire carrière et ce dans de très nombreux domaines. Tous les médecins, les philosophes, les scientifiques et les personnes se trouvant au pouvoir étaient des hommes. Cependant, elle rêvait de vivre à la manière de Marc-Aurèle ou bien même de Cicéron. La courageuse jeune femme décida de concrétiser son rêve. Le vieux savant ne souhaitant quand à lui que de partager ses sciences, se réjouit de pouvoir pour la première fois de sa vie instruire la philosophie, la rhétorique et l’art politique à une fille. Il fit cela pendant une dizaine d’années et après cela, Hermès, messager des dieux vint la voir (le père de la jeune fille se préoccupait de son avenir après la rage de sa grand-mère) et il fut si charmé par son éloquence, sa voix, son intelligence et sa beauté qu’il décida de lui offrir sa paire de sandales en or ailées afin qu’elle puisse aller faire se preuves en Grèce, pays du savoir et lui promit de venir l’aider dès qu’elle en ressentait le besoin. Philosophia promis au vieil homme qu’elle considérait comme son père de venir le voir dès que l’occasion s’en présenterait elle arriva en Grèce et fut sur le champ détestée des femmes et des savants qui comme les déesses auparavant, la jalousèrent tandis que les hommes tombaient un à un sous le charme ensorcelant de la demie-déesse, les magistrats et les hommes de pouvoir l’aimaient et la désiraient.

Elle fut amenée par un ensemble de savants dans la cour de justice suprême composée des plus hauts gradés de l’armée et de quelque hommes politiques importants, l’accusant de crimes bien évidemment faux comme dégradations de biens publics, etc. . Chose que personne n’aurait imaginé (il faut dire qu’Eros avait grandement aidé à la tâche), le célèbre juge chargé de l’affaire se mit tout de suite à dire que les accusations étaient toutes fausses et inventées, il fit évacué le tribunal et se retrouva face à face avec la pauvre jeune fille apeurée. Il la pria de le suivre et l’emmena dans le célèbre jardin des épicuriens, cet endroit lui plut énormément. Puis le magistrat lui demanda où se trouvait son père mais, souhaitant garder secret son appartenance divine, lui dit que ses parents étaient décédés de maladie et qu’elle ne possédait aucun autres parents ou tuteurs. Il lui demanda ainsi la raison pour laquelle elle se trouvait en cet endroit et ce qu’elle comptait faire ensuite, la demi-déesse lui avoua qu’elle ignorait la réponse et l’homme de justice vit dans son regard qu’elle était sincère et décida de l’héberger à une seule condition : celle devenir son épouse. C’est ainsi que d’une vie des plus simples elle devenu l’épouse d’un magistrat très respectueux des femmes qui brisait lui aussi les préjugés en ne donnant à sa femme aucunes contraintes, aucunes règles : cette-dernière n’était pour le rien du monde soumise à son époux. Le père de la jeune fille se réjouissait de la voir s’épanouir à ce point, elle était non loin du pouvoir, fréquentait régulièrement les plus grands hommes politiques et les plus hauts gradés de l’armée, elle passait son temps à lire et à fréquenter les soirées accompagnée de son conjoint où se trouvaient les plus grands philosophes, les meilleurs orateurs et beaucoup d’autres personnes très importantes. L’ensemble des dieux s’étonnait de voir Eros si content, c’est ainsi qu’Aphrodite et qu’Héra se mirent en route vers le Tartare  afin de demander une aide de la part de leur oncle et frère en échange d’une très grande quantité de nectar divin et d’Ambroisie. Ce dernier proposa de lui faire subir le pire des châtiments : il lui offrit l’immortalité et la pauvre femme vit son mari vieillir tout comme ses amis et les vit mourir un à un.

Ne ressentant plus aucune attache pour son ancienne cité, elle décida de se rendre dans l’île  où elle a grandit en étant consciente que son ancien précepteur serait décédé depuis bien longtemps. Quand elle arriva, elle découvrit la dépouille et afin de suivre un des coutumes qu’il lui avait jadis enseignée, elle enterra son corps non loin d’un bel olivier afin qu’il puisse rejoindre les Enfers, fit quelques oraisons et ne sachant que faire, elle alla se balader sur l’île, s’allongea sur le sable et s’endormi, regrettant fortement de rien n’avoir trouvé mis à part quelques baies sauvages et quelques noisettes. En pleine nuit, suite à la présence d’une très grande source de lumière sur un autre bout de l’île non loin, elle se réveilla et poussée par la curiosité, elle alla voir la cause de cela. Et vit le bel Hermès, ayant préparé une belle table, lui promit de prendre soin d’elle et avoua que depuis qu’Eros apprit le sort qui était réservé à sa fille, perdait la raison et lui proposa de l’amener dans un endroit sur où elle ne manquerait rien en échange de son amour. Elle accepta et se vit emmener dans le château où habitait la belle Psyché qui lui fit un accueil très chaleureux. Hermès rejoignait sa femme le soir tout comme Eros qui rejoignait Psyché chaque soir. De cette manière, Philosophia profiterait de la présence de son père et de sa belle-mère ainsi que de son mari.

Afin qu’elle ne se lasse pas d’étudier et de s’épanouir, son père s’arrangea avec Zeus pour que celui-ci ramène des Enfers le vieux savant auquel sa fille s’était tant attachée. Elle ne manque encore de nos jours de rien mais est à l’origine de deux phénomènes que l’on connait : le jour et la nuit, le jour représente le moment où elle passe son temps à lire et à guetter l’arrivée de son mari tandis que la nuit représente le moment où la femme la plus savante de l’univers n’a plus besoin de lumière pour travailler.

 

    Moi Morgane, j’ai découvert le mythe de Philosophia en lisant un recueil contenant mille et un mythes. Je trouve cette histoire très marquante et touchante dans la mesure où elle a une visée didactique : Il faut profiter de la vie et ne pas abandonner ses rêves même si la vie est un long chemin semé d’embuches. D’autant plus que plus tard j’aimerai faire un double cursus : droit et philosophie. Cependant, même si les femmes représentent 80% des diplômés de l’ENM (Ecole Nationale de Magistrature), seules très peu de femmes atteignent les plus hauts postes de la magistrature. Nous retrouvons le même phénomène dans la philosophie, pour chaque nouveau groupe de quarante-cinq professeurs de philosophie : 14 sont des femmes, 31 sont des hommes.

Morgane Mercier, 1èreL

           La vérité sur Galilée : Elisa Delacroccia

Elisa Delacroccia, la connaissez-vous ? Non sûrement pas. Pourtant cette femme est l’un des piliers de connaissance pour le monde et ses habitants, ses scientifiques, ses enfants et a inspiré bon nombre de rêveurs.

Nous sommes au XVIIème siècle, en 1610 à Padoue.

Une jeune femme d’une trentaine d’années marche dans les rues, déterminée, fulminant de rage.

Sa longue crinière brune se balance au gré du vent chevauchant le creux de son dos. De longues boucles encadrent son visage rond et doux. La noirceur de ses yeux vous tuerait un homme. La peau hâlée et crémeuse donne envie à tous de l’effleurer.

Cette beauté italienne se nomme Eliza Delacroccia, fille de Roberto Delacroccia, humble fermier, et Rosa Lorenzi, femme au foyer aidant occasionnellement son mari dans les champs. Eliza est leur troisième enfant, une exception sur six : c’est la seule fille..

Très tôt, Eliza s’est intéressée à l’astronomie et aux mathématiques.

Quand elle était jeune, elle partait écouter aux portes des cours de l’école privée de Leonardo Da Pino apprendre l’histoire de ce ciel étoilé qui la fascinait tant. Elle grimpait tel un petit singe sur les arbres et assistait aux cours à travers la fenêtre. Sauf qu’un jour, un instituteur l’a surpris et la fit tomber malencontreusement.

Elle dégringola des arbres et garda une belle cicatrice à l’arcade gauche et à la cuisse droite. Bien sûr elle s’excusa mais fut punie très sévèrement par ses parents qui l’insultaient de « cazzita » à vouloir apprendre des choses qui ne serviraient à rien pour une fille du peuple sans argent ni rang important.

A treize ans, elle devint amie avec le libraire vivant près de chez elle. Il lui enseigna la lecture, les langues anciennes, et les arts. C’était son tuteur, son ami, son confident.

Il décéda alors qu’elle était âgée de quinze ans. Elle fut peinée et pleura énormément. Suite à cette perte, elle arrêta de s’alimenter et bientôt devint squelettique.

A seize ans elle allait mieux et prit une décision incroyable : se faire un nom dans le domaine scientifique pour exaucer le rêve de son défunt tuteur. C’était sans compter sur ses parents qui se décidèrent à la marier.

Elle ? Mariée ? Et puis quoi encore ? Elle avait autre chose à faire que de s’occuper d’un péquenaud qui ne lui rapporterait que des enfants sans même l’aimer. Surtout que l’homme à qui on voulait la marier était Jovani Pudepiedi ou « Jovani aux orteils crasseux » comme dans le voisinage on aime l’appeler.

Alors une nuit, par totale pulsion, elle s’enfuit : elle ne voulait plus de ces choix qu’on lui imposait, ne voulait plus ne pas être acceptée pour ce qu’elle était.

Pendant deux mois, elle vécut dans la misère … puis elle trouva un travail de femme de ménage dans une maison d’un scientifique : Galilée.

Pendant des années elle travailla pour lui. Quand la nuit tombait, elle sortait de sa chambre de soubrette et partait étudier les étoiles.

Les étoiles ! Dieu qu’elle aimait les étoiles !

Observer ces magnifiques cristaux brillants dans la nuit bleutée… et chaque fois qu’elle faisait ça, des papillons naissaient dans son ventre. Oui, elle aimait définitivement prendre le télescope de son maître, prendre des crayons, des feuilles, tracer, tracer et retracer les choses qu’elle découvrait chaque soir, se corriger, s’améliorer, s’interroger, ça la passionnait !

Un soir, celui de ses trente ans, son maître l’invita à manger. Elle ne refusa pas : il faut dire que le jeune homme avait du charme.

Elle lui parla, lui confia ses passions et lui avoua sa passion pour l’astronomie qu’elle effectuait chaque soir quand il dormait ainsi que son rêve de devenir scientifique.

Il se mit alors à la courtiser .Les mois passèrent , Elisa pouvait utiliser le laboratoire à sa guise.

Ses travaux la menèrent bientôt à une incroyable découverte : le SOLEIL est au centre de l’Univers et non la Terre.

Bientôt Galilée la demanda en mariage , bien entendu elle accepta : être avec un homme cultivé et qui s’intéressait à elle.

Un soir , en rentrant du marché elle vit la maison vide, ses travaux disparus , avec une simple lettre et des papiers de divorce : C’est fini.

Elisa n’en croyait pas ses yeux , une semaine plus tard , les journaux publiaient les nouvelles “Galilée, condamné à un procès pour des propos contre la Sainte Eglise !” .

Nous revoici , dans la présent avec notre Elisa fulgurante.

Elle ne supporte pas que l’on s’approprie SON travail, elle part donc vers le Vatican afin de révéler la vérité au monde : on ne la crut pas, elle fut condamnée à mort .

En prison, elle écrivit une lettre où elle révéla la véritable histoire de Galilée. Plus tard, dans les années 2000, on découvrit cette lettre et celle de Galilée qui a avoué la vérité sur son lit de mort.

Ainsi elle connut enfin la reconnaissance qu’elle méritait même si ce ne fut pas de son vivant.

Phoebe Cognet, 1èreL

La tête dans les étoiles

Mérida est la fille d’un militaire et d’une infirmière qui ont opéré durant la Seconde Guerre mondiale. Son père était un militaire américain et est décédé durant une mission. Sa mère étant infirmière à la même époque , concentra toute son énergie dans l’aide qu’elle pouvait apporter aux autres tout en s’occupant de sa fille.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale survint la Guerre froide. Ce sentiment de cruauté et de froideur qui se développa dans le monde dégoûta fortement Mérida des humains. Elle développa une certaine attraction pour les étoiles et l’espace, un monde inconnu à découvrir.

Cela devint une véritable passion. Elle ne se voyait plus vivre sans ça. Sa mère l’encouragea tout au long de ses études.  Elle réussit, grâce à ses études, à obtenir une formation scientifique, mais recalée à tous les concours permettant de devenir astronaute et remarquant qu’elle était l’une des seules filles à se présenter, décida d’écrire une lettre au directeur de l’école témoignant de son goût de l’aventure. Elle aimait le danger comme son père, mais le directeur ne voulait pas le comprendre.

Un jour, elle décida d’aller voir directement le directeur afin de lui expliquer  ce qui la motivait car elle était désespérée de ne pouvoir un jour réaliser son rêve. Le directeur lui répondit qu’il était occupé ; il devait recevoir les futurs élèves de l’école et l’a mis dehors. Un homme passa devant elle et entra dans le bureau du directeur ; c’était un certain Neil Armstrong  je crois.

Mérida attendit devant la porte, encore et encore. Elle voyait différents élèves passer devant elle et tous eurent la même réaction : celle de la mépriser et parfois même certains l’ont pris pour une domestique.

Elle décida alors de peindre sur la porte du directeur quelque chose de symbolique, qui représente son rêve. Elle peignit alors une planète et des étoiles. Le directeur , surpris et impressionné par la précision des traits et du détail, il décida de lui accorder une chance.

Depuis ce jour là, Mérida fut la première femme qui intégra une grande école , et qui plus est une école d’astronomie.

Inès Chortani, 1èreL

Selma est l’une des rares filles du bled qui a réussi à terminer ses études. Oui, en effet, en général les jeunes filles arrêtent l’école avant le lycée sous le coup de la paresse ou par contrainte. Ces filles là finissent par consacrer leurs vies aux corvées ménagères et à s’occuper de leurs enfants.

Selma ne veut pas de cette vie. Elle veut avoir une bonne situation et gagner sa vie en faisant un travail qui l’épanouit. Elle a réussi sa scolarité en ayant obtenu un bac mention bien et en obtenant une bourse qui lui a permis d’aller dans l’université qu’elle souhaitait. Et elle ne veut pas s’en arrêter là! Il est hors de question que sa réussite ne lui serve à rien et finisse par consacrer sa vie aux tâches ménagères. Elle rêve d’être médecin généraliste, et elle est actuellement en fac de médecine.

Est-il nécessaire de mentionner qu’elle est la seule femme là bas? Seules les femmes issues de familles riches réussissaient leurs vies. Elle, issue d’une famille de basse catégorie, les gens s’attendaient à ce qu’elle soit une femme au foyer comme toutes les femmes de sa famille. On lui dit souvent qu’elle se bat pour rien, que ce sont les hommes qui travaillent car « une femme ne peut ouvrir un cabinet médical » ou alors « une femme n’a pas les capacités requises pour la médecine » – préjugés et idioties qui n’affectent guerre Selma. Sa famille est fière d’elle et elle même est fière de son parcours, l’opinion du voisinage ne comptent pas pour elle. Une femme forte qui sait ce qu’elle veut, c’est ce qu’elle est. Elle obtiendra normalement son diplôme dans 2 ans, pour l’instant c’est une étudiante qui prépare ses prochains examens, et elle est déterminée à réussir et à vivre la vie dont elle a toujours rêvé et aussi casser le cliché qu’on a des femmes.

En espérant que ce récit inspirera chaque fille et femme à réussir dans sa vie.

Siham DAUNJ, 1èreL

 

Une vie décidée par les hommes.

Elvire était une femme somme toute normale si on enlevait  sa passion pour les sciences. Elle suivait les travaux des scientifiques de son époque tels que Pythagore et avait elle-même mit au point certaines théories.

Ses parents n’acceptaient pas sa passion et la menaçaient de la marier avec le fils du boucher si elle n’arrêtait pas ses futilités. Elle avait beau détester cet homme, qui n’avait aucune intelligence et qui trouvait son bonheur dans la barbarie, elle ne souhaitait pas abandonner sa passion pour autant.

Un jour, alors qu’elle se baladait dans les rues d’Athènes, elle entendit un homme annoncer à son voisin qu’il se rendait à la conférence donnée par Pythagore pour expliquer sa théorie mathématique. Elle décida de s’y rendre.

Quand elle entra dans la pièce, tous les hommes se tournèrent vers elle et l’un d’eux lui hurla qu’elle s’était trompée d’endroit ; la boutique de tissus se trouvait à côté ! Elle lui répondit qu’elle était intéressée par les travaux de Pythagore et se fit éjecter de la pièce sur le champ sous prétexte qu’une femme ne devait pas se mêler aux hommes. Elle attendit la fin de la séance pour rentrer dans la pièce et retrouver Pythagore. Celui-ci lui tint à peu près le même discours que les autres hommes.  Elle sentit le désespoir l’envahir et quand elle l’entendit lui faire des avances, elle se demanda si le rôle d’une femme était seulement de se marier et de donner naissance. Elle se questionna sur la raison pour laquelle une femme n’aurait pas le droit de faire ce qui lui plaisait.

Elle erra dans la ville pendant plusieurs heures avant de se heurter à une jeune fille. Malgré son jeune âge, celle-ci tenait dans ses bras un petit garçon. Elvire avait devant elle la preuve qu’une femme dès sa naissance n’avait qu’un seul rôle dans sa vie: enfanter.

Quand elle arriva chez elle, elle raconta à ses parents sa mésaventure. Ils décidèrent de mettre leur menace à exécution. Elle se retrouva mariée avec le fils du boucher qui, pendant le restant de sa vie, ne lui prêta pas la moindre attention à part pour réaliser ses devoirs conjugaux. Elle dépérissait avec les années mais fut heureuse de ne donner naissance à aucune fille. Elle aurait été encore plus malheureuse si elle avait donné naissance à une fille qui aurait connu les mêmes souffrances qu’elle. Elle mourût à l’âge de 40 ans des suites d’une maladie sans jamais avoir été heureuse.

Chloé Labadie, 1èreL

 

Au Bangladesh, en 2004, Halima jeune étudiante en médecine, se voit persécutée. Persécutée par son entourage et ses camarades de sexe masculin qui tentent tant bien que mal de lui expliquer que sa place ne se trouve pas sur les bancs de la faculté de médecine mais au sein de son foyer, élevant ses enfants et préparant le repas pour les siens.
Malgré les critiques de son entourage, Halima continue d’étudier et finit par avoir la brillante idée de créer une association afin de militer pour ses droits. Beaucoup de femmes souhaitant devenir ingénieurE*, médecin, écrivain ou encore politicienne entendent parler de cette association et s’y joignent afin de partager leur quotidien avec Halima et essayent ensemble de trouver une solution afin de remédier à toutes ces discriminations sexistes. Halima et ses amies organisent une manifestation sur la place publique d’une ville où les femmes n’ont pas le droit de s’exprimer. Halima et ses amies risquent l’emprisonnement mais celles-ci souhaitent trouver une issue aux persécutions et aux jugements qu’elles subissent quotidiennement. Lors de la manifestation, Halima se fait embarquer par les forces de l’ordre après un affrontement. Ses amies tentent tant bien que mal de convaincre les policiers mais ceux-ci les menacent de les embarquer également.
Quelques jours plus tard, après avoir été en garde à vue, Halima se fait juger et écope d’une peine d’emprisonnement de 5ans.
Durant son emprisonnement, Halima s’est très vite fait une place au sein de la prison : celle-ci se retrouve à exercer ses talents de médecin auprès des prisonniers malades et obtient un énorme succès. Cependant, Halima ne semble pas satisfaite du sort qui lui a été attribué et décide donc de se révolter et de faire appel à la cour afin d’essayer d’écourter sa peine en ayant comme arguments son parcours scolaire, son diplôme et les soins qu’elle pratique au sein de la prison.
Après plusieurs années de combat, Halima obtient enfin la liberté et le droit d’exercer son métier au sein de la population à condition que celle-ni ne quitte le territoire. Le juge refuse de lui accorder le droit de quitter le territoire car celui-ci craint qu’elle propage son savoir à travers le monde et que les femmes se révoltent.
Halima a ouvert son cabinet médical et est aujourd’hui heureuse. Elle continue de combattre avec ses amies au sein de son association les injustices subies par les femmes. L’objectif d’Halima est maintenant de parcourir le monde afin de propager ses idées et inciter les femmes à obtenir leurs droits.

*IngénieurE : La question se pose souvent, doit-on ajouter un E au nom « ingénieur » lorsqu’il est employé au féminin ? Dans ma biographie imaginaire, j’insiste à ajouter le « E » car j’estime qu’une femme peut aussi devenir ingénieure. Pour certains, ce n’est qu’une lettre, pour d’autres, cela signifie beaucoup.

Leïla Riouchi, 1èreL

                                                 Une femme à la reconquête de la liberté .

Je me présente: je m’appelle Lepante Naomie et je suis journaliste depuis 3 ans.  J’ai participé à la guerre d’Iran , en tant que journaliste. Cela à été une épreuve magnifique, mais également l’une des plus dures . J’étais présente lors des bombardement , j’ai vu la violence envers les  soldats . Mais je devais également savoir le ressenti des civils . C’est ainsi que je fis la connaissance de Betty James

Ceci est l’histoire d’une américaine Betty  James,  qui tomba amoureuse d’un médecin Iranien durant les années  60 aux Etats-Unis. Le jeune couple vivait aux Etats-Unis , plus précisément dans le Nord des Etats-Unis. Le mari s’appelait Mohamed Benhamar. Il a quitté l’Iran durant son adolescence afin de réaliser son rêve : devenir médecin. Lors de son apprentissage,  il fit la connaissance de Betty, une secrétaire originaire du Mississippi dont il tomba fort amoureux. Après quelques années Betty et Mohammed donnent naissance à une petite fille Leïla qu’ils aiment  tant. Mohammed était un médecin renommé, mais souvent jugé à cause de ses origines. Un jour,  Mohammad décida de retourner en Iran un pays en guerre mais dans lequel il avait toute sa famille. Il tenait absolument à présenter sa femme à sa famille. Le jour du départ approche,  Betty est réticente et effrayée d’aller dans ce pays en guerre, mais écouta son mari afin de lui faire plaisir.

Après quelques heures de vol, Betty arrive dans un univers complètement différent. Les femmes sont toutes recouvertes d’un voile noir, où l’on ne pouvait apercevoir que les yeux. Dès son arrivée, la mère de Mohammed couvrit Betty du voile traditionnel. Par simple respect , elle accepta  mais cela ne s’arrêta pas ici. Une fois installée dans la famille, elle fut contrainte de faire les cinq prières par jour, sans même demander son avis. Elle n’avait plus le droit d’enlever le voile, même durant le repas par preuve de respect envers  les hommes. Sa petite fille Leïla de son jeune âge ne comprenait pas.

Ceci en était assez, elle décida de quitter le pays, de fuir avec sa fille mais cela  était impossible, car sans l’autorisation de son mari elle ne pouvait quitter l’Iran. Mohammed lui annonça qu’ils allaient rester vivre en Iran pour toujours. Dépitée, elle tenta plusieurs fuites. Mohammed changea littéralement de comportement, il commença à la battre puis la séquestrer.

La dernière solution,  était de s’enfuir illégalement du pays avec sa fille, avec les clandestins. Cela fut dur et éprouvant, mais après plusieurs années et plusieurs tentatives, elle arriva à ses fins : retourner aux Etats-Unis et obtenir de nouveau sa liberté.

Naomie Lepante, 1èreL

 

Cette jeune fille a eu cette passion de l’automobile par son père qui était champion de Formule 1. Jamais elle n’avait envisagée de faire un autre métier que celui-ci. Elle se rendit compte, en grandissant , qu’il y avait peu de femmes dans ce domaine , et quasiment aucune n’était indienne.

Lors de sa première course officielle elle remarqua le regard que portaient les hommes sur elle. Elle en entendit même un, dire qu’elle n’avait absolument rien à faire ici, et que sa place était dans la cuisine !

Le départ fut donné : elle arriva première et fut sélectionnée.

Certains membres de sa famille étaient contre sa participation.

Peu de temps après la course, sa famille décida de lui arranger un mariage. Elle était bien évidemment contre cela. Tout ce qu’elle voulait, c’était de pouvoir poursuivre sa carrière. Mais rien à faire ; elle n’arriva à raisonner personne !

Le jour de la rencontre des deux familles arriva : la jeune fille était dévastée.  Elle réfléchit longuement lors de la rencontre, prit son courage à deux mains, se leva et partit.

Ses parents qui étaient les seuls à la soutenir,  l’emmenèrent à cette course qui pouvait faire décoller sa carrière dans ce sport réservé aux hommes. La course fut dure mais elle réussit à atteindre la deuxième place du podium.

Après cette course, cette femme est devenue une légende dans le monde du sport automobile. Plus aucun homme ne l’a considérée comme inférieure mais comme leur égale.

Jennifer Suthaharan, 1èreL

 

Connaissez-vous l’histoire de Kaysha? Non? c’est normal! Elle n’a rien fait d’extraordinaire si ce n’est que de réaliser son rêve: permettre aux femmes de pouvoir faire partie de l’armée de terre au coût de sa vie et participer à la victoire de la France. J’ai eu l’occasion de la rencontrer. C’était en 1949 juste après la seconde guerre mondiale. Elle était dans un piteux état et faisait les cent pas dans sa cellule à Fleury Mérogis. Grâce à plusieurs pots de vin que j’ai du verser au gros porc qui surveillait sa cellule, j’ai eu l’occasion d’être la première et seule personne à entendre son histoire. EIle me raconta: “Mon père était d’origine sénégalaise, lors de la première guerre mondiale, on a dû abandonner notre maison pour habiter en France. J’ai toujours été très intéressée par la guerre, le sentiment d’appartenir à une nation qui allait avec, et la défendre jusqu’à la mort. Petite, j’ai commencé à adopter un style assez masculin que j’ai développé au fur et à mesure que je grandissais. Arrivé à mes 19 ans, j’étais déterminé à devenir une soldate alors je suis allée m’inscrire. Arrivé au guichet, l’homme qui était en face de moi, me rit au nez”.

Afin de réaliser son rêve Kaysha pris une grande décision: s’inscrire à l’armée en tant qu’Homme. Elle se rasa les cheveux changeas sa voix à l’aide d’hormones. Elle mit des bandeaux pour aplatir sa poitrine et adopta une démarche d’homme. Arrivée au front, Kaysha sous le nom de ken excella dans tous les domaines, elle fut nommée sergent d’infanterie . Un soir comme tous les autres elle attendit que tous les autres soldats dorment pour aller faire sa toilette. Se pensant seule, elle se déshabille et se mit sous la douche. Mais ce soir là, le soldat Henri ne dormait pas et entra dans la douche et alla se laver les mains puis se retourna en direction des douches puis vit Kaysha. Choqué de sa découverte Henri n’eut pas de réaction et la menaça d’aller la dénoncer au supérieur, elle le supplia de ne pas le faire et il lui dit qu’en échange de son silence, il lui imposa un rendez-vous chaque soir dans les douches pour avoir des relations sexuelles avec lui. Cela dura 3 semaine puis du jour au lendemain henri la dénonça par la suite elle fut radiée et emprisonné.

Sarah, Fanta et Latyr, 1èreL

  

               Le destin de Françoise

Elle se nommait Françoise, elle était bretonne et fan de sport, plus particulièrement d’athlétisme. Elle pratiquait la course à pied en secret car ses parents et son entourage étaient contre. Ils pensaient que cette activité n’était pas nécessaire. C’était juste une perte de temps. Ils voulaient qu’elle se concentre sur son éventuelle vie de mère au foyer. Elle adorait courir dans ls champs, même sous la pluie. Courir lui procurait un sentiment d’évasion, de liberté, elle se vidait sa tête et l’esprit en courant. Ses parents étaient persuadés que c’était destiné qu’aux garçons.

A l’âge de 19 ans, elle quitta sa maison familiale pour se marier avec son cousin éloigné, très malade qui allait sûrement bientôt la faire devenir veuve. Elle ne l’aimait pas, c’était un mariage arrangé évidemment. Ils étaient très pauvre, le traitement de son mari Allain coûtait très cher.

Elle était très malheureuse et sa seule raison de vivre était la course. Le cas d’Allain s’aggravait de jour en jour, il souffrait énormément. Un lundi matin Françoise découvrit le corps de son mari allongé dans la cuisine il était inanimé, le coeur éteint. Quelques jours après sa mort a eu lieu son enterrement et c’est pendant celui-ci que Françoise se rendit compte que malgré sa peine c’était un soulagement et qu’elle pouvait enfin vivre sa passion. Quelques années après la mort de son défunt mari elle fit une association spéciale pour les jeunes filles voulant vivre leur passion : le sport.

Tout vient à point à qui sait attendre.

Heloïse Deval, 1èreL

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