Qu’est-ce qu’une bonne éducation?

Dialogue entre ARENDT et ROUSSEAU

Un matin dans un parc au bord d’un lac là où les oiseaux chantaient et les enfants jouaient, Hannah Arendt rencontra Rousseau.

Arendt : Bonjour Rousseau, comment allez-vous ?

Rousseau : Bonjour cher ami, je vais bien. Que faites-vous en cette bonne matinée ?

Arendt : Je suis là, assise sur un banc en regardant les enfants jouer je me pose tout plein de questions.

Rousseau : Quel type de questions ?

Arendt : Je me demande ce qu’est-ce une bonne éducation ?

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Rousseau : Comment cela ?

Arendt : Et bien ces enfants seront-ils plus instruits s’ils étudient avec  leurs parents ou est-ce qu’ils seront plus instruits avec des personnes qualifiées ?

Rousseau : La réponse est très simple: le savoir est entre les mains des professeurs de l’auteur des choses et une fois qu’il est entre les mains de l’homme, il perd toute sa valeur.

Arendt : Je ne suis pas de ton avis: les hommes sont tout à fait capables d’instruire des choses à leurs enfants autres que le droit, le français ou les sciences. Pauvres enfants, ils passent plus de 8h dans la journée à écouter des leçons qu’il ne leurs seront jamais utiles plus tard et ils sont emprisonnés entre 4 murs avec leurs instituteurs.

Rousseau : Certes, mais si les parents de ces enfants bouleversent tout, défigurent tout, ils détruisent le savoir et  l’avenir de ces enfants.

Arendt : Tout parent ne souhaiterait jamais du mal pour son enfant.  Et qui sait? On ne sait pas, peut-être qu’un élève qui est instruit chez lui peut rentrer dans une grande école.

Rousseau : Non, Hannah nous nous sommes faibles: nous n’avons pas la force et le savoir nécessaires. Nous sommes tous égaux mais on n’a pas toutes les vocations et possibilités de s’instruire et de donner à disposition notre savoir. Par exemple, tous ceux qui ont étudié chez eux, font tous des métiers que leurs parents pratiquent: s’ils sont musiciens, les enfants seront forcément musiciens ou dans les domaines artistiques, alors que l’éducation que l’école apporte est unique et surtout utile dans tous  les domaines professionnels. En effet, l’éducation a le pouvoir de faire un grand métier, et pour cela, il faut avoir un grand diplôme.

Arendt : Dans tous le cas, on doit abandonner l’éducation classique arrêter d’envoyer nos enfants entre 4 murs. Car la véritable difficulté dans l’éducation moderne, c’est que dans une classe il y a trop de bavardages et aucune conversation intelligente qui pourrait servir à instruire l’élève un minimum. Les enfants ont besoin de la culture de leurs parents à travers des discussions intelligentes.

Rousseau : Peut-être mais selon moi l’éducation se fait à l’école, on commence à s’instruire lorsqu’on commence à vivre: un élève non instruit ne pourra pas faire un grand métier tel que magistrat ou médecin pour changer ce monde le rendre juste et meilleur. Il faut s’instruire le plus possible en poursuivant ses études à l’école.

UMAR MUMTAZ Irtaza, 1L

Dialogue Condorcet VS Ivan Illich

Condorcet : Je pense pour ma part que l’instruction publique n’est pas seulement un droit mais c’est aussi un devoir de la société envers les citoyens. Il est indispensable que tout le monde en bénéfice.

Ivan Illich : je n’ai jamais compris le concept d’intégrer nos valeurs humaines dans l’instruction. Si quelqu’un n’en bénéficie pas , il est considéré comme un barbare ? Un arriéré ? Nous nous entraînons tous vers la différence et la ségrégation en mettant l’école au centre toute notre attention. Faire de cette institution quelque chose de primordial est une chose qui vise à une certaine exploitation.

Condorcet : Je ne dirais pas que cela amène à la ségrégation. Au contraire nous pouvons dire que l’on joue des faiblesses et des forces des uns et des autres pour créer un bien-être commun. Nous ne pourrons de toutes façons jamais être égaux. Les inégalités naturelles reprennent leurs place tôt ou tard. Mais si chacun fait son devoir de manière bienveillante et de façon à ne pas se soumettre , alors il n’y aura pas de dépendance créée. Et c’est ce qui est juste pour nous. Les élèves dépendent de leurs instituteurs, certes , mais une fois un minimum d’instruction acquise, ils deviennent des talents et ne dépendent plus des lumières, car un minimum d’instruction suffit.

Ivan Illich: L’instruction dont vous parlez, par qui est-elle créée justement ? Notre directive ! Connaît-on vraiment ce qui est enseigné ? Laissons-nous le droit à cette directive de délimiter notre soif de savoir ? De nous dire quoi apprendre et ne pas apprendre ? Pour moi il y a une différence entre la scolarité et l’éducation.

Condorcet : Qu’importe cette différence, si elle combat la tyrannie ! Si elle nous aide installer un climat paisible autour de nous et évite que toute la société bascule. Il faut dans tous les cas intégrer les valeurs humaines dans l’apprentissage. Apprendre à distinguer méchants et gentils et apprendre aussi à s’aider de nos inégalités. Mais si l’on veut garder notre esprit, il faut que l’administration reste aussi libre qu’elle l’est envers nous.

Ivan Illich : Mais pourquoi donc subir ces années d’études ? Pourquoi penser comme tout le monde ? Cela rassure juste notre directive que l’on pense bien qu’elle est supérieure et qu’elle décide de ce que l’on doit apprendre selon elle ? En Amérique latine par exemple, la création d’institution n’est qu’une promesse. Ils en rêvent de ces écoles et de ces futurs instruits et d’être le meilleur. D’avoir le meilleur avenir qui soit.

Je pense qu’avant même une scolarité , il faut un minimum d’éducation. Un minimum de réflexion sur soi-même avant de chercher à entrer dans la société et de s’intéresser à la scolarité. La scolarité aujourd’hui n’est considéré que comme un produit, un moyen de nous exploiter encore.

Condorcet : Je suis d’accord avec vous sur un point, que tout le monde devrait bénéficier d’éducation mais aussi de scolarité. Je maintiens l’idée que les talents et les lumières ne peuvent s’accroître que par une institution publique. Les fossés entre les catégories seraient moins grands , et là encore une fois , les inégalités s’accorderaient.

Inès CHORTANI, 1L

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