Faut-il appréhender la mort?

Confrontation entre Spinoza et Marc Aurèle

Spinoza : La mort n’est pas à craindre selon moi. Il ne faudrait même pas y penser. Il est inutile de s’encombrer de pensées noires.

Marc Aurèle : La mort n’est peut-être pas à craindre mais elle n’est pas quelque chose à blâmer non plus. La mort est une étape, une action naturelle, à laquelle tôt ou tard nous devrons faire face. Il est judicieux voir nécessaire de vivre chaque jour comme si la mort nous attendait le lendemain.

Spinoza: Je pense que vivre avec l’attente de la mort est assez frustrant et peut détruire un homme à force d’y penser. Vivre pour vivre est un aspect plus joyeux de notre présence ici. C’est vrai que la mort ne peut être négligée si l’on y est confronté chaque jour de notre vie. Des éléments extérieurs, des problèmes qui nous affectent telle une maladie sont les seuls cas où je penserai à la mort de mon point de vue.

Marc Aurèle : Je ne pense pas que se lever le matin en ne pensant qu’à vivre ce jour-ci soit si courageux, alors que nous pourrions mourir en bas de nos escaliers. Elle est partout, que ce soit chez les bonnes ou mauvaises personnes nous perdons équitablement et justement.

Spinoza : Je pense surtout qu’en se levant le matin il ne faudrait pas se dire que l’on peut mourir à tout instant mais plutôt méditer sur ce que nous avons à laisser ici car même si un jour nous ne sommes plus là, la vie continuera pour tout le monde. Dans tous les cas, qu’est-ce que nous laissons ici, en ce bas monde aux autres ? Ne dégouttons pas la future vie. Devenons simplement sage, en les emmenant à méditer sur la vie.

Marc Aurèle : Justement, ce que nous pouvons laisser est bien trop précieux pour eux. Nos corps tomberons, mais nos souvenirs, nos actes dureront et influenceront les autres. J’en suis sûr ; or, si l’on enlève le fait que la mort nous enlève des proches et qu’elle nous enlèvera nous, il n’en reste -comme je le disais- qu’une action naturelle. Or, seuls les enfants ont peur d’une action naturelle. Ils ont peur de grandir, de vieillir, et de mourir mais ils deviendront sages car ils méditeront sur eux, sur ce qu’ils sont, sur ce qu’ils font, et ce qu’ils deviendront ce qui, dans tous les cas les amèneront à penser un jour à la mort, ce jour inévitable.

Spinoza : La mort n’est pas inévitable tous les jours, elle le sera un jour de notre vie. Nous mettons des années à grandir, à mûrir, à forger notre façon de penser, et notre intellect, il est plus redevable de penser à ce qui nous crée plutôt que ce qui nous détruit.

Inès Chortani, 1L

Conversation entre Sartre et Montaigne à propos de la mort

Sartre : Bonjour, Montaigne comment allez-vous ?

Montaigne : Bonjour, Sartre; ça va, merci, et vous ?

Sartre : oui très bien ! J’avais une question à vous poser si vous le permettez…

Montaigne : oui, bien sûr très cher, je vous écoute!

Sartre : faut-il appréhender la mort ?

Montaigne : eh bien, mon cher ami, le but à la fin de notre vie, c’est la mort! Ça marque la fin et c’est notre destinée à chacun.

Sartre: oui, mais est-ce la seule possibilité ? Est-ce que cela veut dire que ça trace les limites de notre liberté ?

Montaigne : il faut se préparer à cela le plus tôt possible car même si nous ne savons pas quand la mort viendra elle nous attend malgré tout…

Sartre : non, cela me hante de savoir que mes projets seront accomplis, que je ne pourrai pas en entamer d’autres et que rien ne prouve de ce qu’il y aura au-delà!

Montaigne : mais pourtant elle est bien réelle, donc ne nous laissons pas emporter par les petits plaisirs de la vie, il faut savoir mourir et philosopher vous aidera.

Sartre : mais où la mort nous mènera-t-elle? y a-t-il des lieux authentiques ou inauthentiques? Nous ne savons rien.

Montaigne : peu importe très cher ami! Dans tous les cas, la mort est là. Elle nous touchera tous. Donc préparez-la; c’est un mal pour un bien mais quelle stupidité pour celui qui ne croit pas!

Irtaza Umar, 1erL1

Marc-Aurèle VERSUS Spinoza

M-A : « Tout faire, tout dire et tout penser, en homme qui peut sortir à l’instant de la vie. »

Spinoza : « Plus l’âme connaît des choses par le deuxième et le troisième genres de connaissances, moins elle pâtit des affections qui sont mauvaises et moins elle craint la mort. »

M-A : « Quitter les hommes, si il y’a des Dieux, n’a rien de redoutable, car ceux-ci ne sauraient te vouer au malheur. »

Spinoza : « Personne donc n’omet de désirer ce qui lui est utile ou de conserver son être. »

M-A : « Si l’on envisage la mort en elle-même, et si, divisant sa notion, on en écarte les fantômes dont elle s’est revêtue, il ne restera plus autre chose à penser, sinon qu’elle est une action naturelle. »

Spinoza : « Agir absolument par vertu, n’est en nous rien d’autre qu’agir, vivre conserver son être sous la conduite de la raison, et ce en se fondant sur la recherche de ce qui est proprement utile à soi. »

Marc-Aurèle est un philosophe antique et Baruch Spinoza est un philosophe du XVIIème siècle.

David DEMONGUERES, 1L

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